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Le PLR et la gauche appellent à voter "oui" à l'imposition individuelle

Un comité interpartis réunissant des formations du PLR et de la gauche appelle à voter "oui" le 8 mars à l'imposition individuelle. Selon ses partisans, le texte supprime la discrimination fiscale liée au mariage et rend le système plus équitable.

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Didier Morard
Didier Morard, Rédaction Rhône FM
22 janv. 2026, 14:45
/ Màj. le 22 janv. 2026 à 19:15
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Les Suisses se prononceront le 8 mars 2026 sur l'imposition individuelle. (Image d'illustration" ©DR

Un comité valaisan dit tout le bien qu'il pense de l'imposition individuelle soumise au peuple le 8 mars 2026. Composée du PLR, des Verts 'libéraux, des chrétiens-sociaux du Haut-Valais et des partis de gauche, la coalition a présenté ce jeudi ses arguments à la presse. Tout d'abord parce que le modèle actuel est jugé anticonstitutionnel depuis 1984 et une décision du Tribunal fédéral. "C'est une discrimination fiscale", tacle Sonia Tauss-Cornut, la cheffe du groupe PLR au Grand Conseil.

Pour ses supporters, l'imposition individuelle est un système qui supprime la pénalisation du mariage et réduit la charge fiscale pour une grande partie des familles, en particulier pour les couples mariés à deux revenus. Aujourd'hui, ces derniers paient des impôts plus élevés car les revenus sont additionnés et le taux d'imposition progressif. Selon l'Administration fédérale des contributions, environ 600'000 à 700'000 couples subissent une pénalisation fiscale, contre environ 400'000 à 700'000 couples qui bénéficient du bonus du système actuel. 

"La majorité des familles valaisannes a besoin de deux revenus pour vivre" Paola Riva Gapany, députée et coprésidente des Femmes socialistes du Valais romand

Avec l'imposition individuelle, 50% des contribuables bénéficieront d'un allègement fiscal, 36% ne verront aucun changement et 14% subiront une charge supplémentaire. "Dans toute réforme fiscale, il y a des perdants et des gagnants", conçoit Marco Salvi, économiste chez Avenir Suisse. "Mais dans cette réforme, il y a plus de gagnants", assure-t-il. Les perdants sont les couples mariés à revenu unique et élevé.

La fin d'un modèle de société ?

Le système actuel se base sur un modèle de société jugé "patriarcal" par ses détracteurs. La famille classique à revenu unique est de plus en plus rare. "La majorité des familles valaisannes a besoin de deux revenus pour vivre", explique Paola Riva Gapany, députée et coprésidente des Femmes socialistes du Valais romand. Sonia Tauss-Cornut ajoute : "aujourd'hui, 82% des couples mariés ont deux revenus.  Et ces deux revenus sont fiscalement pénalisés puisque le deuxième revenu est additionné au premier."

"Le deuxième salaire sert à payer des frais de garde ou à payer les impôts" Sonia Tauss-Cornut, cheffe du groupe PLR au Grand Conseil

Cette pénalisation n'incite pas l'un des deux conjoints – souvent la femme – à revenir sur le marché du travail ou à augmenter son taux d'occupation. "Le deuxième salaire sert à payer des frais de garde ou à payer les impôts", regrette Sonia Tauss-Cornut. "L'imposition individuelle est une incitation pour les femmes à travailler", poursuit la députée chablaisienne. 

Selon une étude Ecoplan, relayée en conférence de presse, l'imposition individuelle permettrait de pourvoir 44'000 postes supplémentaires. Selon l'étude, 80% des personnes qui souhaitent travailler davantage ou reprendre un emploi sont des femmes âgées de 25 à 55 ans. "Avec le système actuel, on crée une dépendance économique de la femme à son conjoint", explique Paola Riva Gapany.  

Le modèle le plus "efficace"

Le comité valaisan en faveur de l'imposition individuelle s'est payé les services d'un économiste pour avancer ses arguments devant la presse. "L'imposition individuelle est la solution la plus efficace", estime Marco Salvi, économiste chez Avenir Suisse. 

Les pertes fiscales attendraient 600 millions de francs par an. "Ce montant est supportable", indique Sonia Tauss-Cornut. À long terme, les partisans estiment que l'activité lucrative supplémentaire fera augmenter les recettes fiscales et les cotisations sociales. 

DM
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