La manifestation de soutien à la Palestine prévue samedi à Sion est maintenue
La manifestation pro-palestinienne prévue ce samedi à Sion aura bien lieu, malgré le refus des autorités sédunoises et du Conseil d’État. Pendant ce temps à Berne, des élus bourgeois exigent de mieux combattre l'extrémisme violent.

La manifestation prévue ce samedi à Sion aura bien lieu. Et ce, malgré le rejet mercredi par le Conseil d’État du recours déposé par les organisateurs, le Collectif Valais-Palestine.
Refus du canton
La Ville de Sion avait déjà interdit cette manifestation au mois de septembre, invoquant des raisons de sécurité. Les organisateurs avaient alors déposé un recours auprès du gouvernement cantonal.
Le Conseil d’État s’est donc rangé mercredi derrière la décision de la municipalité. Une décision confirmée ce jeudi par le Département de la sécurité, des institutions et du sport. Mais malgré cette double interdiction, le rassemblement en soutien à la Palestine est maintenu.
Gaël Ribordy, membre du Collectif Valais-Palestine, a été convoqué par la police ce jeudi matin. Il revient sur l’objet de cette rencontre. "Nous connaissons nos droits et nous trouvons extrêmement violent de recevoir une telle censure. Ce que font la police, la ville et le canton n'est pas démocratique. Ils ont évoqué des sommes en dizaines de milliers de francs par personne. Nos juristes nous disent que c'est peu probable", indique Gaël Ribordy.
En Valais, les autorités refusent d'autoriser la manifestation de soutien à la Palestine prévue samedi. Pendant ce temps à Berne, on parle d’interdire les pyrotechnies, la reconnaissance faciale et les gardes à vue prolongées : après la manifestation pro-Palestine qui a dégénéré le 11 octobre dans la capitale, des parlementaires fédéraux bourgeois exigent l'instauration d'un "pacte national" intitulé "Halte à l’extrémisme violent".
